P26C1

On a tous ressenti ça, à voir son voisin de classe ou un collègue infiniment plus adroit, plus malin, plus talentueux. On a beau faire des efforts, s’exercer, s’entraîner, rien à faire. Le talentueux, sans effort apparent, fait mieux. Pire encore, quand ce talent naturel se perd par manque de volonté ou divergence d’idéologie.

Prenez Olivier Besancenot, par exemple. On l’a découvert tout jeunôt au début du siècle, lorsqu’il crevait l’écran avec un naturel insultant et des formules choc, sortant un parti politique de l’ombre et faisant un score aux deux dernières élections présidentielles tout à fait honorable dans cette ligne politique. Que fait-il de ce talent ? Rien ! Il passe le relais à Philippe Poutou, dont le grand tort n’est pas d’être inconnu mais de manquer de charisme au point de ruiner la prochaine récolte d’huîtres, plus à même de devenir chef de l’Etat que ce personnage hésitant et si mal à l’aise, en meeting ou à la télévision.

P7C3

Imaginez mon incompréhension ainsi que celle des autres candidats, qui prennent comme moi des cours de maintien, d’élocution, de gestuelle, qui s’efforcent de faire plus roi que le roi en place ! Notre ex concurrent talentueux du NPA, qui n’en a pas besoin, qui n’a même pas cette culture du chef ancrée en lui, possède toutes les qualités en tant que personnage médiatique, et n’en fait rien. Rien ! Il ose même s’opposer fermement à cette conception de la démocratie, qui fait de l’homme élu un roi moderne.

D’autres évidemment, se félicitent de ce choix, tel Jean Luc Mélenchon qui profite entre autres des millions d’électeurs qui votaient Olivier Besancenot hier et ne votent pas Philippe Poutou aujourd’hui.

Mais vous, électeur, si vous devez choisir un homme, un vrai, un chef, ne vous laissez pas avoir par ceux qui manient les masses media de manière trop naturelle, ne lisez pas non plus les programmes, n’écoutez pas les spécialistes, votez pour un candidat qui aura travaillé d’arrache pied son image, coaché par les plus grands… Bref,

couv