C’est bien beau d’éliminer ses concurrents avant le vote des français, mais il faut maintenant qu’ils se désistent en faveur du « boss », c'est-à-dire le candidat le mieux placé pour gagner : François Hollande, Nicolas Sarkozy… ou moi !

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On a vu cette semaine Christine Boutin rallier l’actuel président, et on attend avec l’empressement médiatique habituel (de l’impatience d’un gamin de 10 ans face au dernier jeu à la mode coincé dans son emballage) le désistement d’Hervé Morin (édit, le temps que je l'écrive, c'est déjà fait ! ). De la même manière, John Tang a abandonné la course et me soutient avec un enthousiasme que je sais d’autant plus factice que les insultes qu’il a su m’envoyer étaient violentes (si vous voulez connaître la nature de nos rapports et comment je l’ai empêché de se présenter, il faudra patienter, l’album qui raconte mes aventures politicomiques ne sort qu’en Mars).

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Car c’est bien le problème de ces candidats qui ne veulent (diront les cyniques royalistes) ou ne peuvent (diront les larmoyants démocrates) aller plus loin : ils doivent se renier. Jeter aux ordures des semaines de campagne pendant lesquelles ils ont vilipendé, calomnié, diffamé… Ceux qu’ils rejoignent aujourd’hui. Exercice de retournement de veste assez acrobatique. Si Christine Boutin promettait une arme nucléaire contre Nicolas Sarkozy, elle se range très sagement à ses côtés. Et les journalistes facétieux n’attendent que ça pour rappeler les mauvais souvenirs.

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Non, je n’aimerais pas être à la place de ces déçus de la démocratie, forcés de suivre un chef a défaut d’avoir eu la possibilité de l’éliminer par le vote. Je suis décidément bien à ma place, d’où je peux crier au peuple sans autre gêneur :

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